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7 engagements

 Les structures engagées dans le label s’engagent autour des points suivants. Ce sont les 7 engagements du label BIOPARTENAIRE, engagements autour desquels sont construites les filières labellisées. Chaque étape et intervenant sont contrôlés par un organisme tiers: le producteur, l’organisme stockeur, entreprise de première transformation ou importateur (si ils existent) et transformateur

1. Être en conformité avec la règlementation Bio

engagement-1-bpContrôlé et certifié par un organisme de contrôle agrée par les pouvoir publics

Les produits sont issus de l’agriculture biologique (européen ou équivalent pour la cosmétique ou le textile). Pour information, pour être commercialisé comme issu de l’Agriculture Biologique, tout produit doit avoir obligatoirement été contrôlé et certifié par un organisme de contrôle agréé par les pouvoirs publics.

Des contrôles sur l’ensemble du système de production

Le ou les contrôle(s) annuel(s) portent sur l’ensemble du système de production : parcelles agricoles, lieux de stockage, outils de transformation, comptabilité matière, conformité des recettes et produits correspondants, garanties données par les fournisseurs, étiquettes… Des prélèvements pour analyse peuvent être effectués afin de vérifier la non utilisation de produits interdits (pesticides, OGM…).

Un certificat est délivré par l’organisme certificateur pour les produits jugés conformes à la réglementation en vigueur au vu des résultats des contrôles.

2. Contractualiser des engagements réciproques dans la filière

Un partenariat durable doit être établi avec les producteurs, concrétisé par des contrats d’achat pluriannuels. Ils permettent d’établir sur des bases claires et saines des engagements réciproques entre les signataires.

Dans ces contrats les partenaires s’entendent sur les prix et les quantités. Ils doivent être d’au minimum 3 ans. Très souvent, les partenaires s’engagent au-delà des 3 ans réglementaires, en particulier sur des plantes pérennes comme le thym par exemple.

Cela permet d’apporter une visibilité concrète aux deux parties et permet de préserver l’indépendance des producteurs.

Ce point est contrôlé selon le référentiel FAIR FOR LIFE disponible ici

3. Assurer un revenu juste aux producteurs

Contrats pluriannuels et discussions régulières

Des contrats pluriannuels garantissent ces engagements réciproques mais il est important d’organiser des discussions régulières (au moins annuellement) sur les prix d’achat en tenant compte des coûts de production, des caractéristiques liées au terroir et au climat ainsi que de la qualité des produits et du contexte du marché.

En effet, chaque année, les conditions de culture peuvent évoluer. Par exemple : des mauvaises récoltes (rendements moindres) en zone IGP Petit épeautre de Haute Provence ont conduit les partenaires à se réunir pour réévaluer à la hausse les prix en 2015.

Un prix minimum qui sert de base

Le prix minimum garanti sert de base de discussion et les prix d’achats annuels sont alors rediscutés en fonction des points évoqués plus tôt.

Ce point est contrôlé selon le référentiel FAIR FOR LIFE disponible ici

4. Dynamiser l’économie locale par un programme de développement concerté

Assurer la pérennité de l’activité des producteurs

Il s’agit d’engager, avec les producteurs, un programme de développement sur la base d’améliorations techniques visant à assurer la pérennité de l’activité ainsi que la qualité des produits.

En effet, préparer des évolutions chez les producteurs, mettre à disposition son savoir-faire sur le terrain, permet de dynamiser leur activité et par voie de fait l’économie locale.

Sur des filières internationales cela se reflètera par exemple au travers d’expériences telles que celles de la filière cacao équateur, où l’entreprise KAOKA investit depuis plus de 10 ans dans la professionnalisation des producteurs, formation au greffage des cacaoyers, techniques de protection biologiques, entretien de parcelles cultivées.

Au niveau local, Belledonne accompagne les producteurs dans le développement de leur activité, investissements possibles dans de nouveaux moulins, meules de pierre, etc.

Ce point est contrôlé selon le référentiel FAIR FOR LIFE disponible ici.

5. Instaurer un dialogue continu et de la solidarité entre les partenaires

 Comme nous l’avons vu plus tôt, les partenaires s’engagent à se réunir au minimum une fois par an pour travailler sur les prix d’achats et les problématiques rencontrées (sur les filières françaises). Les points à aborder vont au-delà de questions purement économiques.

Les opérateurs peuvent et se doivent de mettre à disposition des moyens techniques, juridiques voire financiers en fonction des besoins exprimés par les partenaires.

Dans la filière plantes médicinales du massif central, Arcadie propose les compétences de ses équipes pour aider à la mise en place d’un système qualité.

En Turquie, les partenaires se sont mobilisés contre le gel des abricotiers en installant des bougies chauffantes sous les arbres.

Mais ce dialogue continu et cette solidarité va dans les deux sens.

Autre exemple sur les filières blé, seigle et petit épeautre, des rassemblements réguliers permettent des partages d’expérience forts entre producteurs meuniers et les boulangers qui ont un réel impact sur la qualité finale des produits.

Ce point est contrôlé selon le référentiel FAIR FOR LIFE disponible ici

6. S’engager dans une politique sociale et environnementale de progrès

Concrètement les partenaires sur l’ensemble de la filière (producteurs, coopératives etc.) doivent mettre en place une politique de responsabilité sociétale et environnementale de progrès : bien être des salariés, de leur santé, impact environnemental de l’unité de production etc.

Allant au-delà des règlementations nationales ou internationales les opérateurs identifient aussi des axes d’amélioration en fonction de leur contexte et au travers d’un dialogue continu avec leurs différentes parties prenantes (salariés, fournisseurs, clients, collectivités territoriales, usagers, riverains.)

Ils s’engagent alors sur des actions précises comme les quelques exemples qui suivent : travail sur l’échelle des salaires, primes pour les salariés venant travailler à vélo, emballage des paquets par des ESAT, mise en place de crèche, cantine, gestion des nuisances sonores etc.

Ce point est contrôlé selon le référentiel FAIR FOR LIFE ici

7. Réserver les produits labellisés aux circuits respectant nos règles de partenariat.

En France, le label ne peut être présent que sur des produits qui seront présents en magasins spécialisés biologiques et assimilés.

Cet engagement est très fort car les entreprises renoncent ainsi à environ 50% du marché Bio. C’est le choix de potentialiser les réseaux bios spécialisés et de les soutenir.

BIOPARTENAIRE® a ainsi officialisé son engagement étroit auprès des magasins bios en cohérence avec les valeurs du label

Ce point est contrôlé par le comité de Label de BIOPARTENAIRE.