Filière : Petit Epeautre de Haute Provence
- Zone de production :
- Haute Provence
- Date de début du programme Bio Solidaire :
- 7 octobre 2009
- Nombre de bénéficiaires :
- 25 producteurs
- Culture :
- Petit Epeautre de Haute Provence
- Surface :
- 150 ha environ selon la rotation conduite
Historique de la filière
L'origine de la filière remonte à plus de 25 ans, quand le Moulin Pichard, alors installé à Grâne (Drôme) décide d'orienter son activité vers des produits Bio, devenant ainsi le premier moulin «Nature et Progrès» en France. Pour assurer son approvisionnement, il entre en contact avec les producteurs de la région de Mévouillon qui pour répondre aux besoins de cette époque, mettront à disposition leur production, encore très limitée. Puis viendra la création d'une première CUMA (Coopérative d'Utilisation de Matériel Agricole), qui permettra d'organiser l'importante collecte.
La culture du petit épeautre, implantée dans la région depuis fort longtemps, était conduite de façon artisanale : le décorticage était manuel, sur meule de pierre animée par un moulin à eau. Dans les années 80, cette céréale d'autoconsommation n'avait pas de marché en face d'elle, alors que les autres farines, à base de blé, commençaient à se développer en bio. Le petit épeautre était confondu avec son « cousin » le grand épeautre, céréale plus productive, mais nettement moins caractérisée.
C'est le message que les producteurs s'attachaient à communiquer et sur la foire de Montfroc, où Christine Mabille s'appliquait à faire des crêpes au petit épeautre. Didier Perréol Président fondateur d'Euro-Nat et Claudine Demay devenue depuis directrice de l'Innovation et du Développement, en visiteurs attentifs, découvraient à cette occasion tout l'intérêt de cette céréale qui devait, dès lors, ne plus quitter le catalogue d'Euro-Nat et enrichir les recettes de la marque PRIMEAL.
En 1997, le syndicat du Petit Epeautre de Haute Provence fût créé, animé par des producteurs désireux de voir se développer cette production, avec comme objectif de faire de cette céréale vitale pour leurs exploitations, une véritable ambassadrice de leur région, par la création d'une IGP (Indication Géographique Protégée). L'histoire était en marche. Les volumes allaient progresser et la relation qui s'était instaurée fonctionnait entre les partenaires dans un réel climat de confiance. Tout était réuni pour permettre à cette filière, construite sur des bases solides, d'accéder à la certification Bio-Solidaire et ainsi en renforcer sa notoriété grâce à une marque collective.
Description du partenariat
Depuis 25 ans, la relation entre les différents opérateurs s'est établie sur la base de la confiance et de la durabilité.
Soucieux de motiver de nouveaux producteurs à s'engager dans cette production plus contraignante que la plupart des autres du fait des conditions imposées par le cahier des charges IGP (Altitude mini. de 400 m, rotation tous les 3 ans sur une même parcelle) et des contraintes pédoclimatiques parfois rigoureuses, les partenaires ont souhaité mettre en place un contrat de production triennal, permettant de donner de la lisibilité en matière de développement (prévision de volumes) et un contrat annuel, régissant les échanges de chaque campagne (prix, confirmation des volumes, versements d'acomptes).
Les partenaires se sont engagés chaque année, mi-septembre, à organiser une rencontre de filière pour :
- effectuer un bilan technique et commercial de la campagne écoulée (analyse des ventes de l'année, commentaires qualitatifs, bilan de la récole de l'année en cours, commentaires qualitatifs)
- confirmer les besoins d'achat des opérateurs pour la campagne à venir.
Ces rencontres annuelles, auxquelles peuvent être associés des représentants d'instituts techniques, de la Chambre d'Agriculture de la Drôme et tout autre organisme pouvant apporter ses compétences en matière développement agricole, permettent de définir les axes de travail en matière de conduite culturale, recherche de productions intermédiaires et recherche de valorisation des produits et sous produits issus des exploitations et des entreprises de la filière.
Partenaires du projet
- Les producteurs et le syndicat des producteurs du Petit Epeautre de Haute Provence
- La SARL M. Tofagne, qui assure le tri, le décorticage du petit épeautre de Haute Provence
- Le moulin Pichard, qui transforme le petit épeautre en farine.
- La chambre d’agriculture de la Drôme.
L’engagement en interne de certains partenaires pour un mode de production durable
Moulin Pichard valorise ses déchets organiques auprès d'un éleveur de volailles, a réorganisé son outil ce qui a permis une baisse de la consommation électrique d'environ 15%, effectue un lavage écologique des véhicules.Il a également pour projet la mise en place d'une turbine à eau pour produire de l'électricité verte. Enfin, il est en cours de mise en place d'une mutuelle d'entreprise.
Euro-Nat a choisi de s'engager dans une politique de Développement Durable volontariste depuis plusieurs années, construite sur 3 axes :
- Economique : croissance soutenue des activités de l'entreprise, investissements dans des outils de transformations au service de filières agricoles régionales ( ex : ateliers de productions de biscuits), mise en place, là où cela parait possible des contrats et accords de partenariat avec ses fournisseurs pour inscrire ses relations dans la durée.
- Environnemental, avec :
- un plan « énergie »,
- un plan « eau »,
- un plan « déchets »
- un plan carbone qui s'articule autour de 2 axes :
- Recherche avec les transporteurs de solutions techniques permettant d'abaisser l'emprunte carbone liée aux activités de l'entreprise
- Création de puits carbone permettant de compenser les émissions de gaz à effet de serre. Pour chaque filière Bio-Solidaire, un bilan carbone est établi et une opération compensation est réalisée en fonction des émissions calculées
- Sociétal : par des actions à l'intérieur de l'entreprise (création d'un restaurant d'entreprise Bio, initiation d'un programme Santé-travail-Durable, en partenariat avec la CRAM Rhône-Alpes pour lutter contre les risques au travail et les anticiper), par des actions à l'extérieur de l'entreprise, relayée par la fondation Nature Vivante.
Entreprises engagées dans cette filière :

- Association des petites et moyennes entreprises impliquées dans une logique de développement économique durable.

