Filière : Coton-Bénin
- Pays :
- Bénin
- Date de début du programme Bio Équitable :
- 2005
- Nombre de bénéficiaires :
- 1640 producteurs
- Culture :
- Coton
- Surface :
- 1400 ha
Historique du projet
Depuis 1996, l'ONG OBEPAB mène à bien un projet sur la production et la commercialisation du coton bio. Le projet est encouragé depuis 1998 à travers un Traité Bilatéral de Soutien au Développement Néerlandais - Béninois (Dutch-Beninese Sustainable Development Treaty) qui est rendu effectif grâce à la société Néerlandaise KIT / NIPS, Netherlands International Partnership for Sustainability. Le soutien technique est fourni depuis 1999 par le consultant à l'agriculture bio Agro Eco (société Néerlandaise).
Partenaires locaux
OBAPAB: Organisation Béninoise pour la Promotion de l'Agriculture Biologique.
Agro Eco Consultancy
Contexte/Enjeux
La production de coton bio au Bénin a augmenté de façon significative les cinq dernières années. Le projet de coton bio comprend entre 600 et 700 producteurs, dont un tiers de femmes. Tous les producteurs sont des petits propriétaires, cultivant entre deux et huit hectares de terres. Environ un tiers de leurs terres est semé de coton.
Description du programme
En 2004/2005, 650 fermiers ont fait pousser 200 tonnes de semences de coton sur presque 500 hectares de terres. Le rendement moyen de parcelles biologiques est de 400 à 500 kg/ha alors qu'ils sont de 600 à 900 kg/ha sur des parcelles conventionnelles. Deux facteurs compensent les rendements bios moins élevés :
- les producteurs bio n'ont pas à rembourser d'emprunts (en moyenne 30% du revenu brut du coton conventionnel).
- le prix payé est supérieur de 20% à celui du coton conventionnel sur le marché. Le prix au producteur est établi à l'avance. L'achat de tout le coton bio est garanti par le projet.
L'OBEPAB encadre des ateliers d'agriculteurs bios sur la gestion des pesticides et de la fertilité des sols. L'OBEPAB met en place un nombre limité d'ateliers formés de groupes de fermiers dans les villages ou sur les parcelles. Les fermiers sont formés à reconnaître les prédateurs et les insectes nuisibles et à la mise en place de pratiques de fertilisation adéquates.
Les fermiers échangent avec les agents du projet sur les pesticides indigènes et sur leurs pratiques de fertilisation. Au Bénin, les agriculteurs bio ont adapté eux-mêmes certaines pratiques de fertilisation : utilisation de déchets d'huile de palme (appelée tchotchokpo), de déchets ménagers et de fumier animal. Ils expérimentent aussi l'utilisation d'extraits botaniques, disponibles sur place, pour protéger la culture biologique.
Entreprises engagées dans cette filière

