Filière : Cacao- São Tomé et Principe
- Pays :
- São Tomé et Principe
- Date de début du programme Bio Équitable :
- 2000
- Nombre de bénéficiaires :
- 1100 familles de producteurs regroupées en 27 associations de producteurs
- Culture :
- Cacao. Les souches variétales originelles sont principalement des Amelonado (FORASTERO- basse Amazonie).
- Surface :
- 2500 ha
Historique du projet
Au début du millénaire, le FIDA a demandé à la société française Kaoka, productrice de chocolat biologique, de mener une rapide évaluation du secteur du cacao à Sao Tomé. L’étude a également montré que les méthodes de production traditionnelles pourraient être facilement adaptées à la production biologique.
À la fin de l’an 2000, le FIDA a lancé un projet pilote triennal auquel ont participé 500 paysans de 11 communautés. Kaoka a accepté de superviser le projet et d’acheter à ces planteurs la totalité de la production de cacao ayant obtenu la certification biologique.
Partenaires locaux
27 associations de producteurs regroupées au sein de la coopérative d'exportation la CECAB (coopérative d'exportation de cacao bio)
Enjeux
Le cacao est coté sur les places boursières internationales, dont les principales sont Londres et New York, et sa cote est déterminée par l'offre et la demande. Le « commerce équitable » permet de différencier une production et d'obtenir un prix avantageux pour le cacao et les produits dérivés du cacao.
Néanmoins, la garantie d'un Prix Minimum, et d'un mécanisme de stabilisation des prix d'achat par rapport aux cours ne suffit pas toujours à assurer un revenu stable aux producteurs.
Pour ce type de filière à dimension internationale, la contractualisation entre acheteur et organisation de producteurs, sur plusieurs années, est un élément essentiel.
Contexte
Ces deux îles volcaniques sont situées sur la ligne de l'Equateur, au large de Libreville (Gabon) sur une superficie de 960 Km2.
Pendant l'époque coloniale, les plantations de cacao appartenaient aux grandes entreprises portugaises (plantations de 5000 à 10 000 ha) et la population indigène travaillait comme ouvriers agricoles.
La culture paysanne n'existait donc pas ou très peu, contrairement au continent africain où elle s'articule souvent autour de la communauté de village. Après la révolution des œillets au Portugal (1976), celui-ci accorda l'indépendance à ses colonies dont SAO TOME ET PRINCIPE.
Les grandes plantations ont été pour la plupart, démantelées et des terres ont été distribuées à la population.
Aujourd'hui la culture du cacao s'articule autour de petits producteurs possédant de 2 à 5 ha de cacao.
C'est dans ce contexte que KAOKA s'est engagé dans le cadre d'une collaboration avec le Fond Investissement du Développement Agricole (FIDA) pour aider à structurer les groupements de producteurs, créer les infrastructures nécessaires à la transformation post – récolte du cacao, organiser l'ensemble de la filière au sein d'une coopérative d'exportation partenaire de KAOKA.
Description du programme
Des ONG locales et Kaoka ont fourni des conseils et une assistance technique en matière de réglementation relative au cacao biologique et de techniques de production. Elles ont aidé à mener des activités de recherche, de contrôle de la qualité et d’exportation et ont fourni du matériel végétal. Le projet a aidé les représentants d’associations communautaires à constituer la Coopérative d’Exportation et de Commercialisation de Cacao Biologique (CECAB) chargée de coordonner l’activité commerciale.
"À Sao Tomé-et-Principe, la production biologique et le commerce équitable donnent une nouvelle impulsion au secteur du cacao", lire le rapport FIDA de septembre 2010."
Entreprises engagées dans cette filière
KAOKA, CEMOI, NATURE ET ALIMENTS, NUTRITION& NATURE, FRIGOULETTE.

- Association des petites et moyennes entreprises impliquées dans une logique de développement économique durable.

