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description

Argan - 2008

Filière : Argan - 2008

Pays :
Maroc
Zone de production :
Tidzi dans la région d’essaouira
Date de début du programme Bio Équitable :
mai 2008
Nombre de bénéficiaires :
62 membres de la coopérative
Culture :
Arganier

 

Culture

L’arganier, dont on pense qu’il poussait autrefois dans la plupart des régions du Maghreb, ne se développe maintenant que dans la région d’Essaouira au Maroc. L’arbre ne couvrirait plus que 8,600 km2, et disparaîtrait à un taux estimé de 500 km2 par an. En dépit du fait que l’huile d’argan soit une ressource précieuse et très convoitée, depuis une dizaine d’années de nombreux arganiers ont été abattus pour devenir du bois de chauffage, ou pour nettoyer les terres destinées à d’autres usages agricoles. L’arganier est un arbre sauvage qui ne se cultive pas, toutefois quelques tentatives (notamment grâce à l’Unesco via le projet « Tamounte ») montrent qu’il serait peut-être possible de le cultiver.

Surface

Aujourd’hui l’arganier est classé dans une réserve appelée biosphère, parce que l’espèce continue à s’éteindre rapidement, l’UNESCO l’a hissée en 1999 au rang de patrimoine mondial, nécessitant des soins et de l’attention et son entière protection. L’Unesco et de nombreuses associations et ONG internationales ont aidé à la création d’une réserve pour cet arbre et sensibilisé les populations locales à sa protection.

Historique du projet

La coopérative Ajddigue a été créée en 1997 sous l’impulsion d’une professeure d’université, Madame Zoubida Charrouf, pour permettre aux femmes les plus défavorisées de s’émanciper et d’accéder à un travail tout en valorisant leur savoir faire et l’huile d’argan.

Nous avons commencé à travailler avec la coopérative Ajddigue en 2005 puis en 2006 nous avons fait faire un audit social et environnemental. Suite à cet audit, avons souhaité formaliser une véritable démarche de développement durable et de commerce équitable. Ainsi, nous avons sollicité l’association Bio Partenaire pour nous accompagner.

Partenaires locaux

-coopérative Ajddigue

-L'aile du Papillon (conseil, audit fournisseur...) : www.ailedupapillon.com (contact : Marguerite Lacoste)

Contexte

Pour les femmes berbères qui travaillent dans les coopératives d’argan il existe peu de moyens de transport, pas d’eau courante à la maison et l’accès à l’électricité est très coûteux. Il subsiste un taux d’analphabétisme très élevé et beaucoup d’habitants ne maîtrisent pas l’arabe. L’accès à l’éducation pour les enfants est très difficile à partir du secondaire car très coûteux et souvent éloigné du domicile. Beaucoup de parents renoncent à envoyer les enfants à l’école après le primaire.

Les populations locales disposent depuis 1925 d’un droit de cueillette des noix d’argan, les femmes peuvent ainsi obtenir un revenu en cassant et pressant les amandes à la maison. Toutefois elles obtiennent une bien trop maigre rémunération pour ce travail entièrement manuel, laborieux et très fatigant car elles ne sont pas organisées en réseau et n’ont pas les connaissances nécessaires pour discuter le prix de vente de leur huile.

Enjeux

Le développement de la coopérative Ajddigue permet à un plus grand nombre de femmes de vivre dignement de leur travail et d’obtenir un revenu régulier et juste. L’entrée dans la coopérative en tant que membre se fait sur dossier, l’accès est donné en priorité aux femmes les plus en difficultés, seules avec des enfants, veuves, handicapées… Chaque année la coopérative s’efforce de faire rentrer une dizaine d’adhérentes supplémentaires. Nombreuses sont les femmes à postuler pour venir travailler à la coopérative.

Description du programme

Terre d'Oc assure un niveau régulier de commandes afin de permettre aux femmes d’avoir un travail tous les jours de l’année, notre prix d’achat est bien supérieur au marché. Nous avons financé cette année l'assurance maladie pour l'ensemble des femmes de la coopérative.Nous avons fait faire un reportage photographique documentaire et social sur les femmes de la coopérative afin de leur donner une image valorisante de leur savoir faire. De ce reportage engagé et artistique, une exposition itinérante est née, déjà accrochée à Paris et Agadir. Cette exposition permet de témoigner et de mieux comprendre le chemin parcouru pour gagner leur émancipation économique.  Nous avons apporté notre aide pour améliorer la signalétique de la coopérative.

Nous essayons de valoriser les sous produits de l’huile d’argan en achetant de la pulpe d’argan afin d’optimiser la production d’huile d’argan et de permettre aux femmes de tirer plus de richesses de cette matière première. Nous allons deux fois par an rencontrer les membres de la coopérative afin d’être plus proche de leurs attentes et de leurs besoins. Nous sensibilisons régulièrement les membres au respect de l’environnement.

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